Association "LIV AN NOZ" ( Les Couleurs de la Nuit )
L'Association LIV AN NOZ a pour but l'animation, la création et la diffusion d'activités culturelles à partir d'un lieu existant: le Café-Concert TOUCOULEUR
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Trio Viorel TAJKUNA: Musique Serbe "Le nouveau style d'accordéon Serbe"
Viorel TAJKUNA : Accordéon " touche-piano " Guillaume ROBERT: Contrebasse Sébastien REGRENY: Guitare Le
chanteur breton, voyageur des Balkans, Erik MARCHAND, favorise volontiers le
destin des musiciens populaires. Il y a quelques mois, le jeune VIOREL TAJKUNA
n’envisageait nullement cette rencontre avec une contrebasse et une guitare… La
Serbie, depuis plus d’un demi-siècle, est la véritable locomotive de la création
et de l’innovation artistique pour les musiciens populaires des Balkans. En
Serbie comme dans le reste des Balkans, la minorité Rom (ou Tsigane) est le
creuset où naissent et vivent la majorité des musiciens populaires et, en tout
cas, les meilleurs et les plus virtuoses d’entre eux. L’histoire
de ce jeune artiste, VIOREL TAJKUNA, né à Kostilj, village roumanophone du Bänät
Serbe, à 30 km de la frontière roumaine est étonnante : minorité dans
la minorité, il parle donc trois langues : le serbe, langue slave et
nationale, le roumain, langue latine, et enfin le romani, sa langue maternelle.
Et son histoire débute tel un conte de fée : il dansait et sifflait tout
le temps quand il était petit, et son père, l’ayant remarqué lui a acheté
un accordéon. Ce petit bonhomme, âgé de 8 ans, enfonce patiemment les
touches. Tonalité par tonalité, il apprend seul et se passionne. A 10 ans,
fort de deux cassettes de grands accordéonistes serbes, il parfait son
apprentissage ; les doigtés sont particuliers, mais ça marche. Il joue
aux fêtes du village et anime sa première noce. Il a 13 ans quand sa carrière
débute. L’enfant prodige joue tout spécialement pour Zoran Dindic, opposant
politique de Milosevic. La mode et la recherche de la modernité étant, il
ajoute rapidement à ses compétences celles d’un fantastique joueur de
clavier ; il faut être allé à la noce ou à une fête tsigane pour
comprendre la puissance et l’intelligence musicale de ce jeune artiste,
multipliant les variations mélodiques, improvisant, relançant les tempos,
suscitant chez les danseurs une folie proche de la transe. Cette facilité dans
la recherche du phrasé musicale riche et sensible donne aussi aux thèmes les
plus lents une couleur spécifique qui font de Viorel un musicien incontournable
pour tous ceux qui auront une jour apprécié la musique des mondes tsigane et
balkanique. Au
hasard d’un Ruga, grande fête tsigane du Banat, une oreille de musicienne de
Bretagne vient à passer, s’emballe, pirate au minidisc… Delphine, étudiante
de Lanrivain, en séjour linguistique trouve là la dimension musicale recherchée
« la véritable pop music du Banat ». La
première écoute d’EriK Marchand décide du reste : « il faut
qu’il vienne en Europe de L’Ouest ». C’est ainsi que VIOREL TAJKUNA
vient pour la seconde fois en Bretagne où la convivialité rurale lui va bien.
Il a joué pour la première fois en Europe lors de sa création « les
Balkaniques » à l’auditorium de Lyon durant la Grande Nuit Celtique.
Depuis il est passé à la Saint Loup à Guingamp en Août 2002.
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